|
Avec plus d'un millier de sculptures de toute taille, le musée Despiau-Wlérick présente un panorama très complet de la production des sculpteurs de cette période. Cet ensemble a été composé initialement des oeuvres des montois Charles Despiau et Robert Wlérick, artistes dont les familles et les élèves ont constitué le premier soutien pour la création d'un musée dédié à leur mémoire dans les années 50. Ouvert en 1968, le musée Despiau-Wlérick est inauguré sous la double impulsion du Maire, Charles Lamarque-Cando et d'un industriel montois, amateur d'art et collectionneur, Raymond Farbos. Ce dernier préside les Amis de Charles Despiau et Robert Wlérick, association chargée d'animer l'institution nouvellement créée par des expositions temporaires orientées sur l'art moderne et contemporain. Dans les années 80 et 90, le musée se spécialise dans la promotion de la sculpture figurative de l'entre-deux guerres et fait de Mont-de-Marsan la ville de la sculpture. Partis se former à Paris et délaissant finalement l'enseignement académique, Charles Despiau (1874-1946) et Robert Wlérick (1882-1946) opèrent à quelques années d'intervalle un rapprochement avec les sculpteurs de la Bande à Schnegg, du nom du bordelais Lucien Schnegg, dont la production offrait l'alternative d'un retour à des lignes plus sereines et apaisées après l'expressionnisme plastique développé par Rodin et dont Despiau avait été un temps praticien. Despiau comme Wlérick resteront fidèles chacun à leur manière à la mémoire de Lucien Schnegg privilégiant la représentation de la femme. Si Despiau est connu comme un remarquable portraitiste dont les nombreux bustes ont assurés la renommée, Wlérick développe un style plus chaleureux et plus sensuel. En dehors de Despiau et Wlérick, la plupart de ces artistes de la Bande à Schnegg sont présents à Mont-de-Marsan: Louis Dejean, Alfred-Jean Halou, Henry Arnold, Léon Drivier et accessoirement François Pompon (les autres membres de la bande, Jane Poupelet, Yvonne Serruys, Elisée Cavaillon, Albert Marque et Niederhäusern-Rodo, sont encore absents du fonds). Mais pourtant, ce ne sont pas moins de 57 sculpteurs de la mouvance des indépendants dont les oeuvres sont présentes dans la collection et qui donnent au musée Despiau-Wlérick son caractère exceptionnel au sein des musées français. |
Plusieurs fonds d'atelier sont venus accroître cet ensemble de façon significative ces dernières années (Drivier, Fath, Joffre, Martinie, Marty, Niclausse, Traverse) permettant de sauver de l'oubli des oeuvres ignorées et méconnues, parfois même vouées à la destruction. Le musée conserve ainsi tout un ensemble de grands décors sculptés provenant des commandes passées pour l'Exposition universelle de 1937. Sont ainsi présentés de grands reliefs décoratifs destinés au théatre du Palais de Chaillot (Jonchère, Laggrifoul, Muguet, Muller), mais aussi pour le paquebot Normandie (Drivier), ainsi que plusieurs projets pour l'Exposition coloniale de 1931. Cet intérêt pour la sculpture ne se limite cependant pas à la période de l'entre-deux guerres. La collection du musée Despiau-Wlérick englobe des oeuvres allant du milieu du XIXème siècle à la fin du Xxème siècle. Ainsi, tout un ensemble d'artistes actifs dans la seconde moitié du Xxème siècle sont présents dans la collection du musée, notamment parmi les nombreux élèves formés par Robert Wlérick. Le musée propose régulièrement des expositions temporaires, principalement autour de la sculpture, mais également en rapport avec la production graphique des sculpteurs, autre axe de développement du fonds du musée Despiau-Wlérick. Ces expositions permettent de faire une présentation par roulement de la collection d'oeuvres graphiques du musée à travers de petites expositions thématiques. |